Les actions se sont bien comportées en octobre, les craintes de récession aux États-Unis s’étant apaisées, tandis que les dirigeants de la zone euro ont trouvé un accord pour endiguer la crise de la dette. Nous restons toutefois sous-pondérés sur les actions en raison des risques élevés de récession dans la zone euro, tandis que la faible croissance aux États-Unis ne devrait pas favoriser la classe d’actifs. Nous sous-pondérons l’Europe par rapport aux États-Unis.
Les analystes révisent à la baisse leurs estimations de résultats et, par conséquent, les valorisations actuelles ne nous semblent pas assez attractives pour renforcer notre exposition. En outre, la crise de la dette des pays « périphériques » de la zone euro n’est pas encore terminée. Nous sommes neutres sur les actions des pays émergents où, malgré un ralentissement, la croissance est supérieure à celle de nombreux marchés développés et où l’inflation est toujours relativement élevée. Nous sous-pondérons le Japon.
Les petites capitalisations sont selon nous pénalisées par le risque accru de récession car elles sont perçues comme plus risquées. Les politiques monétaires accommodantes et la liquidité abondante devraient avoir un impact positif, mais les valorisations relativement élevées nous ont incités à sous-pondérer les petites capitalisations américaines par rapport aux grandes.
Les emprunts d’État (sous-pondération) devraient bien se comporter en phase de ralentissement économique, mais la faible croissance, conjuguée à des risques élevés de récession, des taux directeurs faibles sur une période prolongée et des signes de pic de l’inflation sont largement intégrés dans les rendements actuels, historiquement bas Le potentiel de nouvelle baisse ou hausse des rendements nous paraît limité. Cette vision équilibrée se reflète dans notre position neutre sur la duration.
Les obligations d’entreprises « investment grade » (neutre) pourraient être intéressantes dans un contexte de faible croissance, compte tenu du rendement qu’elles offrent mais nous pensons que les perspectives sont trop incertaines pour une surpondération. Les spreads de crédit pourraient à nouveau s’élargir si les États-Unis ou la zone euro entrent en récession. La forte exposition de cette classe d’actifs au secteur financier constitue un autre risque.
Les fondamentaux de nombreuses entreprises sont restés robustes, mais nous pensons qu’il est toujours possible que les spreads des obligations à haut rendement (neutre) soient affectés par la crise de la dette en zone euro. En outre, si l’économie entrait en récession, un assèchement de la liquidité n’est pas exclu. Les spreads sont inférieurs de plus de moitié à leur pic de 2009 mais le risque d’une poursuite de l’élargissement est selon nous élevé.
Nous maintenons notre surpondération des obligations émergentes. Nous voyons toujours d’un bon œil la solidité des finances publiques mais les taux de croissance ont quelque peu fléchi récemment. La dette en devises locales a été pénalisée par la forte dépréciation des devises mais compte tenu de la possible tourmente des marchés, nous avons conservé notre légère surpondération. Nous sommes neutres sur la dette libellée en dollars américains.
Le potentiel de hausse des obligations convertibles, via leur composante actions et le plancher offert par leur composante obligataire, devrait se révéler positif dans le contexte actuel de prises de positions tactiques, mais la volatilité des marchés d’actions est pénalisante, selon nous. Les flux de capitaux justifient également une position neutre.
Nous avons ramené notre exposition à l’immobilier américain de surpondérée à neutre. En cette période de ralentissement économique marquée par une forte demande en logements locatifs, nous restons convaincus que les rendements de l’immobilier américain sont plus intéressants que ceux des actions américaines ; toutefois, nous avons atteint notre seuil de limitation des pertes sur cette position relative. Nous sommes neutres sur les valeurs immobilières européennes et asiatiques.
Les fondamentaux de l’offre et de la demande sont positifs, mais nous ne sommes pas sûrs qu’ils puissent compenser les craintes de récession en Europe et aux États-Unis, la vigueur du dollar et l’aversion générale pour le risque, de sorte que nous sommes neutres sur les matières premières.