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Opportunités d'investissement

Rotation sectorielle aux États-Unis : oui ; correction : non

20/06/2011
Eric McLaughlin, Investment specialist – US equities
Les vents favorables reprennent vigueur
Rotation sectorielle aux États-Unis : oui ; correction : non

Vu la faiblesse de la consommation, du logement et du secteur des services aux États-Unis, les économistes s'interrogent sur la viabilité de la reprise économique. En outre, les investisseurs redoutent la fin du QE2, les restructurations de dette en Europe et le débat stérile sur le plafond de la dette américaine et la réduction du déficit public américain. Dès, lors, pouvons-nous nous attendre à une correction ?

Vers un nouvel équilibre
La reprise économique et le redressement des marchés ne suivent pas une trajectoire linéaire : la correction de l’indice S&P 500 l’été dernier en est un bel exemple. En outre, les investisseurs ont délaissé les valeurs cycliques pour jeter leur dévolu sur des secteurs moins sensibles à la conjoncture économique comme les soins de santé et les biens de consommation de base.

Ce basculement semble indiquer que le cycle de marché arrive à maturité. Nous pensons plutôt que ce revirement s’explique davantage par la faiblesse des chiffres économiques, qui incite les investisseurs à se tourner vers les valeurs défensives afin de se prémunir en cas de repli des marchés.

Pourtant, malgré les craintes macroéconomiques et les données économiques en demi-teinte, nous pensons que les résultats d’entreprises continueront de surprendre agréablement, permettant ainsi au marché de revenir à l’équilibre et de terminer l’année en hausse. La faiblesse des taux d’intérêt et des prix des matières premières devrait soutenir ce processus. Au fur et à mesure que les fondamentaux et les résultats d’entreprises reviennent à l’avant-plan, les valeurs cycliques réaffirmeront leur leadership.

La patience est de mise 
Il semble donc que le marché soit entré dans une phase de rotation, mais pas de correction. A ce stade, les investisseurs devront composer avec la fin du QE2, les restructurations de dette en Europe et le débat sur la dette et le déficit publics américains avant que les actions reprennent du poil de la bête. Il est important de garder à l’esprit que des vents favorables continuent de souffler : le caractère toujours accommodant des politiques monétaires et budgétaires, des liquidités abondantes, la croissance soutenue des bénéfices et des valorisations raisonnables. Au final, nous pensons que les facteurs positifs l’emporteront, mais cela prendra du temps. Armez-vous donc de patience.

 

(Ce texte est la synthèse d’un article paru en anglais dans Convictions – juin 2011. Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez contacter votre chargé de clientèle)

 

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