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Opportunités d'investissement

Rebond des banques

20/05/2011
Michael Gordon, CIO of equities, BNP Paribas Asset Management
Attrait des valorisations, contexte plus porteur
Rebond des banques

Après l'avoir boudé depuis la crise financière de 2008, les investisseurs devraient reconsidérer le secteur bancaire. L'attrait des valorisations est une des raisons : les banques se négocient désormais légèrement en dessous de la valeur de leur actif net, contre un multiple de l'ordre de 2,1 pour les autres secteurs, un écart inédit depuis 30 ans et injustifié à nos yeux. Le risque de défaut sur les obligations émises par des pays périphériques pénalise les banques qui détiennent ce papier dans leurs livres. Nous pensons toutefois que ce risque est désormais intégré dans les cours.

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Par ailleurs, les craintes de l'impact d'une éventuelle hausse des taux d'intérêt sur la croissance économique nous semblent exagérées. Que ce soit en Europe ou aux US, cette hausse devrait être de l'ordre de 50pb en 2011, l'inflation ne constituant pas une menace. En outre, le contexte de marché est à présent plus favorable aux banques. Après de profondes restructurations, les entreprises sont aujourd'hui en bonne santé et regorgent de liquidités. Elles amorcent aujourd'hui une nouvelle phase d'expansion, avec à la clé une demande accrue de crédit – qui reste toutefois relativement modeste – à laquelle les banques répondent favorablement.

Par ailleurs, la situation s'améliore sur le front des approbations de prêts hypothécaires et des activités de cartes de crédit, tandis que les créances douteuses ont fortement chuté. Profitant de cette embellie, les banques elles-mêmes recommencent à accéder aux marchés des capitaux : depuis le début de l'année (et jusqu'au 10 avril), les banques européennes ont ainsi levé 10,5 milliards d'euros. Enfin, il ne faut pas oublier que les banques versent généralement des dividendes confortables. Maintenant qu'elles ont restructuré leurs activités et que leurs résultats s'améliorent, elles devraient retrouver leur statut de valeurs à haut rendement¹.

Toutes les banques ne sont pas logées à la même enseigne
Notre optimisme à l'égard du secteur ne signifie pas pour autant que nous achetons aveuglément n'importe quelle banque. Au contraire, la sélectivité s'impose plus que jamais. Nous privilégions les grands établissements bien capitalisés des pays développés qui exercent essentiellement des activités bancaires classiques et qui sont solidement implantés sur leurs marchés respectifs. Parmi les exemples figurent HSBC, Santander, BBVA et Wells Fargo. Alors que les banques « classiques » sont exposées à un risque opérationnel moins élevé, le marché ne fait pas de distinction et les cours affichent tous une décote, quel que soit le type d'établissement concerné. À mesure que la reprise progresse, nous pensons que les banques classiques verront leurs cours de bourse et leurs résultats se redresser plus rapidement que ceux des établissements de moindre qualité.

(Ce texte est la synthèse d'un article paru dans BNP Paribas Investment Partners – CONVICTIONS – mai 2011. Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez contacter votre chargé de clientèle)

 

¹ Voir notre argumentaire en faveur des actions à haut rendement dans l’article intitulé « Dividendes : la clé des rendements futurs » dans l’édition de février de CONVICTIONS.

 

 

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